Faut quand même que je revienne sur les multiples scandales qui touchent l'église catholique romaine et ses prêtres pédophiles.

On ne compte plus les abus sexuels commis par des ecclésiastiques en Irlande, Allemagne, Australie, Etats-Unis, Belgique, France, Italie, Norvège, en Afrique, etc etc.
Nombreux sont ceux qui pensent que ces pervers sexuels trouvent leur place dans un système qui s'arroge le droit de protéger ses curés pédophiles, convaincu que ses lois priment sur celles des Etats.
La pédophilie est un trouble de la personnalité. Les pédophiles sont des pervers pour lesquels l'autre, dans ce cas un enfant, est considéré comme un objet de désir. Les pervers n'intègrent pas (ou contestent) les interdits sociaux.Et depuis toujours, l'église catholique les protège, les cache, essaye d'étouffer les scandales.
De plus en plus sur la défensive, elle la joue très mal en terme de communication. Elle attaque les médias qui révèlent les viols des prêtres, puis elle minimise en relevant qu'il existe plus de viols sur mineur dans la société que dans l'église (tiens la gravité est liée au nombre maintenant ?), puis elle essaye d'introduire un distinguo sémantique. Le Vatican a découvert le mot éphébophilie, l'attirance pour des adolescents éphèbes. L'avantage est que l'éphébophilie n'est pas considérée comme un maladie.
Rien ne sert de vouloir atténuer. Le comportement de ces prêtres, pour la loi des hommes, est un crime, viol sur mineurs.
Alors le Vatican prône depuis très récemment la tolérance zéro et la collaboration avec les autorités judiciaires civiles.
Mais après cette décision, le numéro 2 du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, déclare sur une radio chilienne : "Nombre de psychologues, de psychiatres, ont démontré qu'il n'y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d'autres ont démontré, et m'ont dit récemment, qu'il y a une relation entre homosexualité et pédophilie"
Le discours actuel change, vu la prolifération des affaires.
D'abord la demande de pardon tant pour l'agression que pour le silence des autorités de l'Eglise. Puis la demande de signaler toutes les violences sexuelles commises à la justice.
L’Eglise belge estime également qu’elle doit “entreprendre un examen de conscience” pour faire évoluer la manière dont ses membres exercent leur autorité, qui actuellement “peut conduire à des abus de pouvoirs sur mineurs”.
Mon explication de ce revirement est que c'est un des fondements de l'Eglise qui est en péril.
En effet, pour l'église catholique, l'ordination sacerdotale est partie intégrante des 7 sacrements du culte. Il s'agit par ce sacrement de conférer le don de la grâce divine, de marquer l'âme d'un caractère indélébile qui « permet d’exercer un pouvoir sacré au nom et par l’autorité du Christ pour le service du Peuple de Dieu » .
Alors évidemment, que la grâce divine et l'exercice d'un pouvoir sacré se manifestent chez autant de prêtres par une perversion sexuelle et des abus sur mineurs est de nature à jeter un doute sur la réalité de cette grâce divine et la sacralisation du pouvoir clérical.
Et un pouvoir clérical qui ne serait plus considéré comme sacré ...
