Barbarie
Par Pierre le 29 novembre 2005, 10:43 - Reflets - Lien permanent
Il est des faits qui n'ont hélas pas besoin d'un long discours mais nécessiteraient par contre des mesures énergiques.
En France, tous les quatre jours, meurt une femme des suites de violences conjugales subies.
Un nouveau défi pour le ministre de l'Intérieur : la chasse aux tabasseurs.
VRAI ou FAUX ?
- - La violence domestique, c’est l’affaire d’alcooliques qui frappent leur femmes quand ils sont saouls.
- - Chaque année de nombreux nourrissons sont tués parce que ce sont des filles.
- - Les femmes risquent davantage de se faire attaquer par des inconnus.
- - Les hommes ne peuvent contrôler leur désir sexuel.
- - Les moqueries ne font de mal à personne.
- - L’âge protège de la violence, on a plus de respect vis-à-vis des femmes âgées.
- - S’il me frappe c’est que je l’ai cherché.
- - Cela n’arrive qu’aux autres.
- - La jalousie est un signe d’amour.
- - Quand un homme bat sa femme, c’est marqué sur son front, ça se voit.
- - Les choses s’améliorent souvent d’elles-mêmes.
- - Les victimes de violence ne mettent pas fin à la relation car la violence ne les dérange pas.
- - Ce phénomène touche essentiellement les couples vivant dans la pauvreté, non instruits et sans éducation.
- - FAUX : Si l’alcool est souvent un facteur aggravant, il n’est pas la cause première de la violence conjugale, et ne peut justifier une quelconque violence..
- - VRAI : bien que des lois l’interdisent désormais un peu partout dans le monde, l’avortement pratiqué sur des embryons féminins ou encore l’abandon de filles à la naissance est une pratique qui continue d’exister. C’est le cas en Chine, en Inde ou au Vietnam par exemple.
- - FAUX : en effet en cas d’agression, les agresseurs sont souvent des connaissances voir des personnes proches. En effet, entre 23 et 33% des femmes déclarent avoir subi des violences de la part d’un proche. En Belgique, il est estimé que dans 48% des cas de violences infligées à une femme, l’auteur est son partenaire.
- - FAUX : Les garçons et les hommes peuvent contrôler leur désir sexuel. C’est pourquoi il est illégal de forcer une personne à avoir des relations sexuelles. Lorsqu’une fille dit non, l’homme est tenu d’arrêter par la loi et par respect pour sa partenaire.
- - FAUX : les moqueries sont parfois considérées comme inoffensives, anodines, mais elles peuvent être humiliantes et blessantes. Il s’agit de violence verbale et psychologique, qui diminue l’estime de soi et souvent cela représente l’aspect le plus néfaste d’une relation d’abus.
- - FAUX au contraire, du fait de leur faiblesse, les personnes âgées sont plus susceptibles d’être victime de violences, qu’elles soient psychologiques, financières ou sexuelles. La question des sévices sexuels par exemple se révèle très difficiles à aborder, un grand nombre d’individus ayant du mal à se représenter les personnes âgées comme des êtres ayant une sexualité.
- - FAUX personne ne mérite d’être frappé. Même s’il y a eu une provocation, rien n’excuse la violence.
- - FAUX personne n’est à l’abri de la violence. Tout le monde peut-être conduit à connaître la violence, quel que soit le milieu social, l’origine ethnique ou l’âge.
- - FAUX : La jalousie excessive est la cause la plus courante de la violence dans une relation. Lorsque le conjoint se montre trop dominateur et possessif ce n’est plus une preuve d’amour mais bel et bien le début de la violence
- - FAUX : il n’existe pas d’homme-violent type. Ce n’est pas forcément un homme grand et musclé ou bourru, l’homme violent peut aussi être un copain, un voisin...La violence ne se lit pas sur le visage.
- - FAUX : la violence est un cycle qu’il est difficile d’arrêter une fois commencé. Il ne faut pas attendre le jour où il changera pour prendre des mesures. Il est souvent nécessaire de recourir à une aide extérieure pour sortir de ce cycle.
- - FAUX : ce n’est pas parce qu’elles aiment être persécutées que les victimes de violence conjugales poursuivent la relation. La plupart veulent améliorer la situation plutôt que d’y mettre fin. De plus, les femmes ne parlent généralement pas publiquement de la violence domestique en raison des nombreux tabous liés au sujet. La dépendance économique et la peur d’être séparées de leurs enfants sont aussi des facteurs incitant à garder le silence.
- - FAUX : la pauvreté et le manque d’instruction ne sont pas des facteurs significatifs, ce serait même le phénomène inverse qui serait constaté puisque dans son rapport au Conseil de l’Europe en 2002, la rapporteuse spéciale indique « qu’une étude néerlandaise a révélé que presque la moitié de tous les auteurs d’actes de violence à l’égard des femmes sont titulaires d’un diplôme universitaire. »
