S'il est quelque chose que le vatican accepte difficilement, c'est le vote démocratique de lois qui heurtent ses conceptions de la vie et de la politique.

Et entre une tolérance affirmée face caméra et la réalité, il y a souvent plus qu'un distinguo subtil.

La Slovaquie, petit pays très catholique, vient d'en faire les frais.

L'idée était de réintroduire le régime de concordat qui devait permettre : "à toute personne de refuser d'accomplir tout acte qu'il considérerait comme contraire à sa foi et à ses principes moraux."

Cette loi devait permettre à un jeune appelé de refuser le service militaire pour objection de conscience.

Le problème est qu'elle devait aussi concerner toutes les professions, y compris médicales.

Un médecin aurait donc pu refuser d'avorter une femme ou d'informer un couple des malformations foetales possibles ou avérées, un enseignant aurait pu défendre les thèses créationnistes.

Un comité d'experts de l'Union européenne avait donc préconisé d'adjoindre au texte des garanties sur les droits et l'accès des femmes à la contraception et à l'avortement.

Vous rigolez ou quoi, on est bon catholique quand même.

Et donc crise gouvernementale, des ministres ont démissionné et les Slovaques iront aux urnes plus tôt que prévu.

Source : Le Soir du 8 février

Entre les intégristes islamistes qui clament que les lois divines sont au-dessus des lois des hommes et les intégristes catholiques qui appliquent cette conception où ils ont encore le pouvoir, vous voyez une différence ?

Dans le premier cas cela s'appelle une république islamique et dans l'autre une démocratie catholique.