Dans un communiqué conjoint, Kofi Annan et les autres dirigeants ont exprimé leur "profond regret pour l'offense causée par les caricatures, ainsi que pour les pertes de vies et les dégâts matériels dans plusieurs pays".

Avant de poursuivre  "Nous réaffirmons le droit universel à la liberté d'expression. Nous appelons chacun à exercer ce droit de manière responsable, et à ne pas l'utiliser comme un prétexte pour inciter à la haine ou aux insultes contre les croyances profondément ancrées de quelque communauté que ce soit".

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Bien mais souvenons-nous quand même que ce ne sont pas les images ou les caricatures, c'est à dire la liberté d'expression qui tue.

Et avec toujours cette question : qui va décider de ce qu'est une insulte ou pas ?

Celui qui est insulté  ?

Lequel peut toujours marquer son désaccord, c'est sa liberté d'expression

Celle-ci ne passe pas par l'anathème, et encore moins par la violence ou le meurtre pour marquer le désaccord

Quand on veut réaffirmer le droit à la liberté d'expression (pour dans la foulée la limiter d'ailleurs ), il aurait sans doute fallu aussi rappeler qu'il existe un devoir de respecter cette liberté d'expression.

Ce n'est pas le droit à la liberté d'expression que Monsieur Annan défend mais le devoir de soumission

Enfin, le terme "quelque communauté que ce soit" me gêne beaucoup. Est-ce à dire que les athées, laïques qui ne font pas partie d'une communauté au sens religieux du terme sont exclus du respect de leurs convictions et qu'ils peuvent être brimés, insultés, voire plus ?

Pour les nombreux pays qui ont provoqué cette réunion avec Kofi Annan, il semble que la réponse soit : OUI