L'idée de dépister les "futurs délinquants " depuis la crêche fait hurler les professionnels et pas qu'eux.

Une pétition circule contre ce projet et a déjà recueilli + de 100.000 signatures.

L'air de rien, les chercheurs de l'Inserm, dont le rapport alimente ce projet, stigmatisent comme pathologiques «des colères et des actes de désobéissance» et les présentent comme «prédictifs» d'une délinquance. «Des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme, l'agressivité», mais aussi «l'indocilité, l'impulsivité, l'indice de moralité bas» sont ainsi mentionnés «comme associés à la précocité des agressions».

Comme l'écrit Libération :

"D'abord les gens du milieu, c'est-à-dire tous ceux qui travaillent sur la petite enfance en difficulté (psychologues, éducateurs...), réagissent. Commencent à signer la pétition qui appelle avec force au rejet de cette expertise et de ses recommandations. Puis le texte circule. Tous les noms un peu connus de la planète psy s'y engagent. Mais tout cela reste encore assez classique. Ce qui l'est moins, c'est que peu à peu d'autres milieux se sentent concernés : le monde judiciaire, puis les enseignants. Fin février, cela décolle. 25 000 signatures (Libération du 28 février 2006). Puis tout s'emballe, pour arriver, en début de cette semaine, à plus de 100 000 personnes. Avec un rythme de plus de 5 000 signatures par jour. «Aujourd'hui, c'est un peu tout le monde qui la signe. Aussi bien des parents, que des grands-parents», détaille Bruno Percebois. «Un peu comme s'il y avait un véritable sentiment de débordement, tente de comprendre Pierre Delion. C'est clair, nous, professionnels de la santé, nous ne voulons pas devenir des auxiliaires de la justice.»

Source

Pour ceux qui souhaitent participer à cette pétition et/ou en savoir plus , voir ce site