En octobre, se tiendront en Belgique des élections communales et provinciales.

Le ministre de l'Intérieur de la région wallonne a voulu apporter, pour la première fois, et en réponse à une demande (de personnes handicapées, malvoyantes, illettrées, âgées), une aide aux personnes en difficulté qui en feront la demande en s'inscrivant avant le 1 août auprès de leur administration communale. Elles recevront alors une convocation électorale identifiée avec un A afin de leur réserver un meilleur accueil dans les bureaux de vote, et/ou en les dirigeant vers un bureau de vote accessible (le vote se faisant généralement dans des écoles).

Une identification est également prévue pour les électeurs étrangers européens et non-européens.

Quelques râleurs allumés ont réagi à ce A identificateur, le comparant même à la ségrégation nazie, rien de moins.

Mais c'est quoi cette époque ??

Parce que, va falloir m'expliquer comment on peut aider quelqu'un sans savoir que cette personne a besoin d'aide ?

Et comment savoir qu'une personne a besoin d'aide, si ce n'est pas celle-ci qui le signale ?

D'autant qu'il est prévu de diriger ces personnes vers un bureau de vote accessible, avec tablettes surbaissées, places de parking réservées aux personnes handicapés, caractères de lecture grossis,...

Est-il, en terme de coût et d'organisation, imaginable d'aménager chaque bureau de vote (temporaire) en tenant compte de toutes les possibilités de handicap qui existent ?

Source : Le SOIR

C'est quand même sidérant de constater que faire un pas dans la bonne direction n'est jamais suffisant et que le pragmatisme n'a pas lieu d'être.