Blogs à liquider
Par Pierre le 19 avril 2006, 09:24 - Reflets - Lien permanent
Vu de l'extérieur, je ne sais pas où va la France.
Certains s'emploient toutefois à lui donner une trajectoire diamétralement opposée à celle d'une grande démocratie.
Un nouvel exemple.
Le concepteur de la loi DADVSI remet cela. L'UMP ne semble pas trop apprécier la liberté de ton des bloggueurs et donc le ministre Renaud Donnedieu de Vabres a sorti un nouveau mauvais coup à la liberté d'expression.
Il souhaite mettre en place une sorte de label de qualité qui ne sera décerné qu'à des journalistes qualifiés, probablement titulaires de la carte de presse. L'ensemble des bloggeurs, qui forme "le journalisme citoyen" avec plus de 3 millions de blogs en France, seront laissés à l'écart car non certifiés.
Le projet de loi DADVSI "n'est que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique et je compte bien, par exemple, m'attaquer un jour au problème de la presse et de l'Internet". "C'est un autre sujet capital parce qu'il n'y aura pas d'informations de qualité sur l'Internet sans de vrais signatures, de vrais acteurs dont c'est le métier. L'Internet est une grande chance mais je ne veux pas l'idéaliser et sans un cadre clair, beaucoup de ces chances pourraient être gâchées",
"Vous savez très bien que aujourd'hui sur Internet circulent beaucoup de choses, parfois le pire comme le meilleur, ce qui veut dire que paradoxalement redevient essentielle la certification, c'est-à-dire la signature par un journaliste parce que ça garantie l'authenticité. Donc je crois si vous voulez qu'internet est une grande chance mais ça suppose aussi qu'il y ait des règles du jeu et des principes de déontologie",
Quand on sait que l'AFP est financée par l'Etat français et dirigée par un ami de N.Sarkozy, que celui-ci s'arrange avec M. Elkabach pour choisir les journalistes "authentiques" (comme dit RDDV), etc, etc, on peut se demander vers quoi les français vont.
Quand un pouvoir n'aime pas les contre-pouvoir, sauf à la botte, il y a de sérieuses raisons de douter de ses intentions démocratiques.
