Da Vinci code et préservatif
Par Pierre le 17 mai 2006, 20:56 - En direct de la sacristie - Lien permanent
Impossible de la rater, la sortie du film tiré du roman "Da Vinci code".
D'abord parce que la critique l'assassine (ce qui serait plutôt bon signe pour la suite de sa carrière cinématographique) mais surtout par les communiqués de l'église catholique, de l'opus dei pour se plaindre du détournement de l'histoire, de l'interprétation du rôle des uns et des autres.
Si je résume à sa plus simple expression l'histoire : le nommé Jesus a eu avec Marie-Madeleine une vie de couple et des enfants, ceux-ci se sont réfugiés en France et sont à l'origine des mérovingiens.
Alors évidemment rabbi Jesus avec un femme.
Où cela devient intéressant, c'est que les historiens doutent de la réalité historique du nommé Jesus, faute de preuves.
D'autres qui l'avaient mauvaise, ce sont les membres du groupe Agrif qui avaient déjà fait un scandale avec le film "La dernière tentation du christ" et qui cette fois attaquaient le journal Libération pour la publication d'une caricature montrant le christ avec un préservatif.
Ils avaient été débouté une première fois et une deuxième fois ce 17/05/06 par la cour d'Appel.
La cour d'appel de Paris a débouté mercredi l'association Agrif, proche des catholiques traditionalistes, qui souhaitait obtenir la condamnation du quotidien Libération pour un dessin présentant le Christ arborant pour tout vêtement un préservatif.
L'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif), présidée par Bernard Antony, membre du FN, considérait comme injurieux à l'égard des chrétiens un dessin de Willem paru le 25 avril 2005 dans Libération et représentant un Christ en gloire, les bras largement ouverts, nu et le sexe enveloppé d'un préservatif.
Au pied de la croix, étaient également représentés deux ecclésiastiques, l'un noir et l'autre blanc.
La 17e chambre du tribunal correctionnel avait débouté une première fois l'association en novembre 2005. Un jugement confirmé par la 11e chambre de la cour d'appel, présidée par Laurence Trebucq.
Dans son arrêt, la cour a en effet estimé que les premiers juges avaient "à bon droit et par des motifs pertinents (...) décidé que le dessin litigieux ne caractérisait pas le mépris, l'invective ou l'outrage fait aux personnes à raison de leur religion".
"Si ce dessin a pu heurter la sensibilité de certains chrétiens ou de certains catholiques, son contenu, à savoir un Christ en gloire portant un préservatif, afin de frapper le lecteur sur la nécessité de se protéger du Sida et d'éviter sa propagation notamment en Afrique où il constitue un fléau de grande ampleur (...) ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d'expression", a jugé la cour.
Comme le relevaient les magistrats de première instance : «Le propos d'ensemble ne saurait être regardé comme visant à blesser l'ensemble des chrétiens (...) lesquels ne paraissent pas tous partager la doctrine du pape sur l'usage du préservatif, certaines conférences épiscopales nationales n'ayant d'ailleurs jamais repris à leur compte, en tout cas sous cette forme, les positions communément prêtées à Jean Paul II sur le sujet»
Imaginer Jesus en homme sexué semble décidément insupportable à certains.

Commentaires
Da Vinci Machin.Comme nos commentaires se complètent!! Il nous faut des lois simples mais efficaces pour protéger nos enfants de ces turpîtudes.
A plus de vous lire.
Bonsoir Teddy bear, c'est gentil cette petite visite
Je crains hélas que vous ne soyez mal embarqué, en France, avec le communautarisme électoral de certains qui semblent disposés, entre autres joyeusetés, à remettre en vigueur le délit de blasphème pour chercher quelques voix