Monseigneur serait plutôt un prélat rigoriste tendance intégriste, assez droite droite et très à cheval sur le magistère.

Dans la version étriquée que monseigneur a de la recherche biomédicale dans une université catholique, il faut subordonner cette recherche au prescrit papal et notamment l'encyclique Evangelium Vitae (pas question d'interruption de grossesse, de fécondation in vitro, etc). Or l'université s'est prononcée clairement pour le clonage thérapeutique (sous conditions) et pour la recherche sur les cellules souches.

Bien qu'il fasse partie du conseil d'administration de ladite université, monseigneur a préféré requérir l'aide d'un sien ami (et par ailleurs médecin universitaire) pour faire un audit discret, car la prélature a ses exigences, sur la concordance entre l'enseignement dispensé en bioéthique (avec lequel il est en profond désaccord) et l'enseignement de l'église. Cet audit devait être envoyé à Rome.

Las, le médecin a compris que cette étude lui était commandée contre sonnantes espèces tandis que monseigneur lui, car la prélature a ses exigences, évoque dans son langage d'un jésuitisme de bon aloi, un simple encouragement à rédiger un état des lieux.

Le magistrat instructeur citera-t-il monseigneur devant une chambre ou plus prosaïquement l'affaire se règlera-t-elle par une aimable pression ecclésiale pour que le médecin retire sa plainte ?

S'il faut faire une distinction entre la foi et la science, selon Monsieur Benoît, cela n'est pas valable pour une université catholique.

Un double langage...jésuitique ??