Sarkozy, un anti-laïque convaincu
Par Pierre le 14 septembre 2006, 14:32 - Reflets - Lien permanent
J'avais déjà relevé les tendances communautaristes affirmées de N. Sarkozy.
Un républicain français peut-il parler de la laïcité comme d'un "intégrisme laïque ?
Deux articles que je vous livre montrent à quel point il est anti-laïque.
Un lien vers un commentaire sur son livre "La république, les religions, l'espérance"
Décapant et démontant les ressorts et pensées du bonhomme
« Avec ce livre, Nicolas Sarkozy affronte l’un des tabous de la société française : la place des religions dans la République. Il aborde sans complexes le défi de l’islam comme religion en France, la construction des mosquées, le foulard à l’école et dans l’administration, le radicalisme de certains imams, l’élan religieux des jeunes générations, la formation des prêtres, les relations avec le Vatican, l’anticléricalisme, le contrôle des sectes, l’enseignement du fait religieux, les violences racistes qui prennent pour prétexte des appartenances religieuses... Sur toutes ces questions, Nicolas Sarkozy s’engage. Il souhaite inventer une laïcité ouverte et apaisée, où chacun, quels que soient sa foi ou ses doutes, puisse vivre son espérance et participer à la construction de la société démocratique. Dans la liberté de la conversation, le lecteur découvre un homme qui parle de la République, de la foi, de ses rencontres avec des figures spirituelles qui l’ont marqué, des convictions qu’il veut transmettre à ses enfants. L’autorité de l’auteur et l’urgence des thèmes abordés font de cet ouvrage une contribution majeure à la réflexion sur les valeurs fondatrices de la République et l’avenir de la laïcité française. »
Tout le reste va vous montrer ce que recouvre le : "réinventer une laïcité ouverte et apaisée"
Le deuxième lien renvoie vers le blog "Vigilance laïque" qui énumère quelques points de la démarche sarkosienne relative à la laïcité.
Un aperçu
"« La dimension morale est plus solide, plus enracinée lorsqu’elle procède d’une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu’elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain. » écrit-il dans "la Religion, la République, l’espérance". « la République (...) ignore le bien et le mal. Elle défend la règle, la loi sans la rattacher à un ordre moral » écrit-il encore. La religion serait-elle seule source de valeurs morales ?"
L'ordre républicain n'est pas un ordre moral alors ?
Bon ben si les défenseurs des valeurs laïques avaient encore un doute, il devrait s'estomper.
Edité : ajoutons donc cette réflexion de l'Observatoire du communautarisme ICI
