Cette formidable oeuvre qu'est le téléthon fête cette année son 20e anniversaire.

Des milliers de malades profitent des avancées médicales permises grâce aux dons récoltés.

Evidemment, une fois de plus, la très sainte et très rétrograde église catholique romaine, par la voix française de ses membres les plus traditionnalistes du diocèse de l'évêché de Fréjus-Toulon, se doit de se distinguer en appelant, ni plus ni moins, au boycott de cet élan de solidarité.

Avec des phrases comme : "une stratégie eugéniste mise en scène de manière triomphale : les "bébéthons" - qui sont sains parce que n'ayant jamais été malades - ne sont que les survivants d'avortements programmés in vitro ou in utero".

Pourquoi ?

La science biomédicale a énormément progressé et permet maintenant chez des familles présentant un risque d'une maladie génétique, de poser un diagnostic préimplantatoire (DPI), qui permet de repérer les embryons atteints de la maladie et donc de ne pas les réimplanter.

Pour ces traditionnalistes, il n'est pas question de corriger la main défaillante de leur dieu et si un enfant doit naître avec un handicap, même très invalidant, c'est la volonté divine.

Et que crève pendant toute sa vie le malade et sa famille, rien à foutre pour ces gens là, monsieur.

Parce que si on réfléchit un peu, que la main de l'homme soit plus performante que celle du créateur démontre que celui-ci n'est pas si parfait et si performant puisqu'il faut le corriger. Et s'il n'est pas parfait, c'est qu'il n'est pas dieu alors.

Et tant pis si pour maintenir ce dogme, il faut laisser souffrir des êtres humains pendant une vie.

Va pas être facile de me faire gober que des enfants doivent souffrir pour réparer un péché originel.

Fanatiques ignobles.