Encore une avancée pour les femmes
Par Pierre le 26 avril 2007, 10:14 - En direct de la sacristie - Lien permanent
Enfin, c'est fait, les femmes de Mexico pourront avoir droit à l'avortement jusqu'à la 12e semaine de grossesse.
Vote démocratique de 49 voix pour et 19 contre.
Vous vous doutez bien que la très catholique église était à fond contre ce projet de loi. Un évêque comparant même les législateurs à des "hitlériens", un autre proposant d'excommunier les responsables politiques favorables à cette loi.
Même l'épouse du chef de l'Etat a déclaré cette loi : " contraire aux principes humains et démocratiques".
Allons bon, une loi votée par 49 voix contre 19 est antidémocratique ??
Pour mémoire, 1500 à 3000 femmes meurent chaque année parce qu'elles en sont réduites à utiliser un cintre pour se perforer l'utérus.
Mais comment s'appelle encore cette démarche qui consiste à faire passer les idées avant l'humain ??
Mais qu'ils sont nombreux à oublier la définition et l'existence même du mot "compassion" (sentiment par lequel on est porté à percevoir ou ressentir la souffrance des autres, et poussé à y remédier.).
Et à oublier par la même occasion le message délivré par celui-là même qu'il adore.

Commentaires
Tout à fait d'accord, honte sur ces activistes tellement aveuglés par la défense des idées qu'ils en oublient l'être humain (un peu tout à fait comme la levée de boucliers que l'on connu en France, de la part des associations féministes militantes, menant au rejet du projet de loi sur l'"interruption accidentelle de grossesse", puisque s'assurer que personne n'osera penser avoir été quelquechose avant de naîtr, est plus sacré que la détresse et la douleur de ces femmes qui perdent leur enfant suite à une faute médicale ou à cause d'un gars bourré sur la route...)
D'ailleurs, il est clair que ce qui fonde la démocratie, comme vous le rappelez si justement, et comme tout le mond le sait, ce n'est ni la dignité de l'être humain, ni le souci de ses semblables, ni le respect, ni l'humanisme, mais bien la loi du plus grand nombre - fondement sacré et inviolable de nos sociétés, pour lequel tant de héros ont donné leur vie.
Je me demande bien ce qu'on a pu leur apprendre à l'école ou leur fourrer dans le crâne, pour qu'ils aillent ainsi se crisper sur des valeurs passéistes aussi dépassées que ce souci constant (limite obsessionnel !) de l'être humain, quelle que soit son apparence ou son âge, (on a bien méprisé des êtres génétiquement humains au prétexte qu'ils nous semblaient des singes, on peut bien agir de même quand ils nous semblent des têtards),
ou pour refuser contre toute évidence l'implacable progrès de l'humanité vers une logique mathématique et biologique enfin débarassée de toutes les croyances superstitieuses en la "nature humaine", ou au "respect de l'être humain", ou autres billevesées poussiéreuses réactionnaires.
Quand donc ces sectes intégristes comprendront-elles qu'un humain n'est humain que si d'autres en décident ainsi, qu'on n'est pas humain par nature, mais que ce sont les interactions sociales, la place dans la société, l'esprit de classe et l'utilité immédiate au profit de chacun, qui donnent le statut de "personne humaine" ?
merci pour votre article qui apporte réflexion poussée et argumentation approfondie pour la défense du progrès, des Lumières et du surimi en bouteille. Vive le général Alcazar et les pommes de terre frites !