Je lisais dans cet excellent hebdomadaire qu'est MARIANNE les commentaires envoyés à l'occasion du numéro spécial consacré "au vrai Sarkozy".

Des louanges et des insultes ou menaces.

Parmi celles-ci une retient mon attention car revenant comme un leitmotiv chez ses zélateurs  : "Sarko, lui, a des couilles au cul".

Le côté machiste de cette affirmation réactionnaire est également évident : pour pouvoir "bien" gouverner, il faudrait donc avoir des couilles au cul.

Rien à faire, les couilles représentent quand même un gros problème pour beaucoup d'hommes, comme si l'intelligence, le courage, la force, les valeurs se logeaient obligatoirement à cet endroit.

Endroit particulièrement sensible d'ailleurs quand on lit les réactions testostéroniques agressives résultant de frustrations (souvent petites comme attendre son tour au maquillage par exemple) ou de ce qui peut ressembler à un manque de considération de l'individu qui les porte. La couille a donc l'intelligence susceptible, ce qui n'est pas sans représenter un certain danger d'ailleurs.

La taille de l'individu semble également jouer un rôle non négligeable dans la considération accordée à ces parties molles.

Combien d'hommes de petite taille, ce qui n'est d'ailleurs en aucun cas discriminant, se sont senti obligés de prouver qu'ils en avaient à tel point qu'ils ont développé un syndrome dictatorial dont l'Histoire est remplie. Un peu comme si l'ego se surdimensionnait pour compenser la taille supposée des bijoux de famille.

Mais où va se loger la politique quand même ??