Ach, mein Gott fulmine in petto le Grand Inquisiteur de l'évêché de N; celui-là même qui avait mandé et mandaté un médecin ami pour espionner ses confrères de l'Université catholique de Louvain et vérifier que les lois de l'église et le Magistère sont bien respectés.

Las, la détermination des chercheurs louvanistes ne faiblit pas et résiste aux menaces épiscopales et vaticanes.

En cause, la fécondation in vitro et les cellules souches et puis en 2002 la prise de position en faveur du clonage thérapeutique sous conditions qui défient les autorités catholiques.

Le Grand Inquisiteur a même déclaré : "Quel geste prophétique si une université authentiquement catholique ou humaniste renonçait à la procréation artificielle (...). Quels sens du progrès scientifique et moral si une telle université renonçait à l'exploitation des cellules souches embryonnaireset au clonage thérapeutique"

Le charabia habituel : en quoi est-ce prophétique de renoncer à la procréation médicalement assistée.( remarquez l'utilisation du mot "artificiel" en opposition évidemment à "naturel" comme dans "nature humaine" par exemple)

En quoi un théologien peut-il se prononcer sur ce qui est ou non un progrès scientifique ?

L'UCL a encore aggravé sa démarche hérétique en pratiquant le don d'ovocytes, le diagnostic pré-implantatoire qui permet à des enfants de naitre sans maladie génétique grave.

Ne serait-ce pas plutôt cette démarche qui relève de l'humanisme et d'un véritable progrès scientifique ?

Finalement c'est toujours la même chose : l'être humain ne compte pas, seuls comptent les dogmes élaborés par des vieillards célibataires.