Angelica
Par Pierre le 28 juillet 2007, 10:26 - Reflets - Lien permanent
Equatorienne de 11 ans, Angelica vivait sans papiers en Belgique.
Un voisin flamand bien pensant de Dilbeek les a dénoncées à la police, sa maman et elle, comme des gitanes (sous-entendu des voleuses). un délit de "sale gueule" quoi
Depuis le 30 juin, Angelica est donc enfermée dans un centre fermé pour réfugiés en attente d'expulsion. Et tant pis si la Belgique a déjà été condamnée pour avoir enfermé des enfants (ils seraient 700) en contravention avec une convention internationale qu'elle a pourtant paraphé sur le respect des droits de l'enfant.
Angelica ne va pas bien, psychologiquement très marquée par cet enfermement.
Angelica et sa maman sont sous le contrôle de l'Office des Etrangers (aux pouvoirs discrétionnaires anormaux), celui-ci sous la tutelle d'un ministre de l'Intérieur, membre d'un parti aux thèses nationalistes et à la doctrine néolibérale.
Il pourrait "faire un geste", qu'il ne fera pas malgré le fait que la famille d'Angelica se trouve en Belgique, l'homme cache tellement bien son côté humaniste qu'on ne distingue que le côté néolibéral intransigeant.
Pourtant je pense que exécuter une décision de justice prise au départ d'une dénonciation xénophobe n'est pas se grandir, c'est donner aux racistes un pouvoir sur cette justice et faire des émules tout aussi nauséabonds.

Commentaires
Elles auraient dû demander leur régularisation, non ?
Oui, certes, certes, mais !
Effectivement, les sans-papiers peuvent demander la régularisation de leur situation.. Nombreux sont ceux qui ne le font pas avec de bonnes raisons
en effet la procédure de régularisation ne repose sur aucuns critères objectifs. C'est l'Office des étrangers qui décide à discrétion
Demander une régularisation revient donc souvent à donner toutes les informations nécessaires pour permettre à l'Office des étrangers... de faire arrêter et enfermer dans le centre et de décider une expulsion
Exemple ici avec l'enfermement d'une enfant contrairement aux textes internationaux
La position de l'Office est : puisque la mère doit être enfermée, et qu'on ne sépare pas les familles alors l'enfant doit être enfermé avec la mère
On pourrait retourner le raisonnement : puisqu'il y a un enfant qui devrait être enfermé, que c'est illégal, alors on n'enferme pas la mère
Une vue trop humaniste sans doute