Equatorienne de 11 ans, Angelica vivait sans papiers en Belgique.

Un voisin flamand bien pensant de Dilbeek les a dénoncées à la police, sa maman et elle, comme des gitanes (sous-entendu des voleuses). un délit de "sale gueule" quoi

Depuis le 30 juin, Angelica est donc enfermée dans un centre fermé pour réfugiés en attente d'expulsion. Et tant pis si la Belgique a déjà été condamnée pour avoir enfermé des enfants (ils seraient 700) en contravention avec une convention internationale qu'elle a pourtant paraphé sur le respect des droits de l'enfant.

Angelica ne va pas bien, psychologiquement très marquée par cet enfermement.

Angelica et sa maman sont sous le contrôle de l'Office des Etrangers (aux pouvoirs discrétionnaires anormaux), celui-ci sous la tutelle d'un ministre de l'Intérieur, membre d'un parti aux thèses nationalistes et à la doctrine néolibérale.

Il pourrait "faire un geste", qu'il ne fera pas malgré le fait que la famille d'Angelica se trouve en Belgique, l'homme cache tellement bien son côté humaniste qu'on ne distingue que le côté néolibéral intransigeant.

Pourtant je pense que exécuter une décision de justice prise au départ d'une dénonciation xénophobe n'est pas se grandir, c'est donner aux racistes un pouvoir sur cette justice et faire des émules tout aussi nauséabonds.