Chantal Sebire a été retrouvée morte à son domicile mercredi soir.

Depuis 8 ans, elle souffrait d'une tumeur incurable des sinus et des fosses nasales, qui déformait horriblement son visage.

Lundi elle voyait sa demande d'euthanasie (une injection de 10 g de penthotal) rejetée par le tribunal.

Suite à ce décès, le premier ministre français a chargé un député d'évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie avec pour objectif de faire des propositions, pour remédier à la méconnaissance ou la mauvaise application des textes et éventuellement à l'insuffisance de la législation.

Source : LE SOIR 20/03/2008

Quand je pense que je vais bientôt faire enregistrer par mon administration communale une "déclaration anticipée d'euthanasie" qui est une demande pour que soit pratiquée une euthanasie dans le cas où, atteint d'une affection incurable, on serait dans un état d'inconscience irréversible.

A ce document j'ajouterai une "déclaration anticipée de volontés relatives au traitement" qui couvre des situations qui sont en dehors du champ d'application de la législation concernant l'euthanasie, comme, par exemple, le refus de l'acharnement thérapeutique dans des situations sans issue.

J'écris bientôt, car cette possibilité de faire enregistrer par la commune une déclaration anticipée ne prendra cours que le 1 septembre 2008. Cosignée par deux témoins, elle sera valable 5 ans puis devra être renouvelée.

Que de chemin encore à parcourir par la France pour arriver à cette approche humaniste