Créé en 2006, le Conseil des droits de l'homme est une émanation de l'ONU.

L'assemblée générale de l'ONU vient de renouveler les 18 membres de ce Conseil, en principe en prenant en considération le concours que chaque candidat a apporté à la cause de la promotion et de la défense des droits de l'homme et les engagements qu'il a pris volontairement en la matière.

Et donc très logiquement on retrouve .....l'Arabie Saoudite, la Chine, Cuba, le Cameroun, Djibouti qui sont, comme chacun sait, des experts en matière de droits de l'homme et qui veillent scrupuleusement à leur respect.

On retrouve également le Bangladesh, la Jordanie, le Kyrgyzstan, le Nigeria, le Sénégal pour lesquels on peut se poser des questions.

Et enfin, la Belgique, la Hongrie, Maurice, le Mexique, la Norvège, les Etats-unis, l'Uruguay.

On notera que le Conseil a mis fin à l'examen de la répression en Ouzbekistan, en Iran, en République démocratique du Congo et ne s'est surtout pas penché sur l'invasion du Tibet par la Chine, ni sur les exactions de l'armée birmane.

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De plus amples infos sur le site de l'ONG Human Rights Watch

C'est le moment de rappeler que ce Conseil fait l'objet d'une guerre entre le monde musulman et l'Occident.

Au nom de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), le Pakistan a réussi à convaincre 32 des 47 Etats du Conseil des droits de l’homme d’approuver un texte visant à limiter la liberté d’expression à l’égard de la religion qui est, estime un nombre croissant de musulmans, souvent diffamée (lors de la 7ième session) et dans la foulée, un certain nombre de délégations, dont l’Egypte, se sont manifestées pour qualifier l’orientation sexuelle des homosexuels d’acte criminel et pour refuser de considérer les droits de cette catégorie de la population comme découlant de la Déclaration universelle.

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Et donc on a retrouvé les mêmes lors de la Conférence internationale contre le racisme qui s'est tenue en avril 2009 à Durban, conférence présidée par la Libye et l’Iran, et Cuba en assurait la vice-présidence. Le ton est donné.

Fort heureusement, les experts ont estimé que : "Alors que certains arguent que la ’diffamation de la religion’ peut s’assimiler au racisme, nous souhaitons mettre en garde contre une confusion entre un propos raciste et un fait relevant de la ‘diffamation de la religion’ ». Les trois experts expliquaient qu'il existe de nombreux exemples de persécutions de minorités religieuses ou de dissidents religieux, mais aussi d’athées et de non-théistes, qui découlent de dispositions législatives sur les délits religieux".

Il s'agit évidemment de protéger les pratiquants d'une religion, non la religion elle-même, contrairement à ce que veulent imposer les pays musulmans.

Sur 192 Etats membres de l'ONU, seuls 86 sont des démocraties.

L'idée de ces dictatures est donc de relativiser le concept des droits de l'homme à un concept occidental et non universel. Il ne peut y avoir des droits de l'homme occidentaux et des droits islamiques. Les pays démocratiques musulmans prouvent d'ailleurs qu'il n'en est rien.

C’est à la communauté des démocraties de fixer les règles d’appartenance au monde démocratique – pas aux dictatures.