Depuis 2004, le Centre d'Action Laïque (CAL) avait adopté comme position de laisser le soin à chaque établissement scolaire de définir les règles en vigueur quant au port de signes extérieurs religieux, en fonction des particularités du terrain. Comme d'ailleurs le PS, le MR et le CDH.

Au vu du prosélytisme galopant de certains intégristes islamistes, le CAL a revu sa position et ses membres se sont accordés sur la nécessité d'arrêter une norme générale interdisant tout port de signe religieux ostentatoire dans tous les établissements scolaires de Wallonie et de Bruxelles.

Ce sont les éléments qui remontent du terrain qui ont amené le CAL à revoir sa position: de plus en plus souvent des harcèlements subis par les  jeunes filles musulmanes non voilées. Le foulard étant clairement devenu pour certains imams et milieux conservateurs une politique d'instrumentalisation du port du voile.

Et en Belgique si la liberté de conscience autorise à porter des signes religieux extérieurs, cette même liberté de conscience doit permettre de ne pas en porter. A partir du moment où l'équilibre est rompu, une norme générale devient nécessaire.

Le Quebec n'en finit pas de devoir revoir les fameux "accommodements raisonnables" censés permettre une multiculturalité harmonieuse, au vu des multiples dérapages de ces accommodements.

A partir du moment où les établissements scolaires n'ont plus, pour le Conseil d'Etat, la liberté d'établir un règlement d'ordre intérieur portant sur le port d'un couvre-chef (quel qu'il soit d'ailleurs) ou le port de signe extérieur religieux ostentatoire, il ne demeure que la norme légale pour barrer la route au communautarisme, comme l'a fait la Flandre.

Les intégristes ne visent ni l'intégration, ni une vie collective harmonieuse, ils visent uniquement l'application de leur lecture dogmatique de leur livre sacré.