Billet tiré d'un article de Marianne du 21/11/09

Delphine est une jeune femme motivée. Elle veut devenir policière par convictions, par idéal.

Elle réussit ses cours et est affectée dans un commissariat proche. Aucun problème avec sa hiérarchie, bien notée, encouragée.

Delphine est pacsée avec une femme, ce qui ne pose pas de problème particulier à ses collègues au courant de sa situation, pendant les 6 ans qu'elle passe avec eux.

Puis Delphine est mutée, il y a deux ans, dans un gros machin, fort de 1700 fonctionnaires.

L'ambiance change radicalement, homophobie crasse avec photos de femmes nues apposées sur son casier, sms délicats du style "va te faire lécher la chatte, sale gouine", réflexions sur le fait d'élever avec son amie les deux enfants de celle-ci.

Bref pour certains crétins, être policier n'est pas "un métier de tapette ou de lesbienne".

Delphine essaye de s'ouvrir de ses problèmes à sa hiérarchie qui regarde manifestement ailleurs.

Elle fait alors une dépression, est opérée du coeur, et demande en vain sa mutation.

En septembre Delphine apprend que son salaire est suspendu jusqu'à nouvel ordre.

Une question me vient, outre le problème de cette discrimination sur base d'orientation sexuelle qui relève de la vie privée. Comment ces fonctionnaires limités peuvent-ils traiter les homosexuels auxquels ils ont affaire dans le cadre de leurs missions de service public, agissant au nom de l'Etat ???