Naitre homosexuel plutôt que de choisir de l'être, c'est en résumé le résultat des travaux du Pr. Balthazart, neuro-endocrinologue à l'université de Liège. (Biologie de la sexualité, éditions Mardaga). A lire !

Pour Jacques Balthazart qui prend le contrepied de la théorie psychanalytique, l'homosexualité serait essentiellement déterminée par des facteurs biologiques. Tout se passerait durant une phase précise du développement de l'embryon pendant laquelle les homosexuels auraient été exposés à des concentrations atypiques d'hormones, trop d'androgènes pour la femme et inversement pour l'homme. Concentrations d'hormones dont la cause est génétique ou environnementale.

Des expérimentations sur l'animal ont montré qu'il était possible de modifier des caractéristiques comportementales à l'âge adulte en modifiant le taux de testostérone pendant la phase embryonnaire.

L'éditeur présente ce livre :

''Il est couramment admis que l’orientation hétéro- ou homosexuelle d’un individu est essentiellement, voire exclusivement, le résultat d’apprentissages et d’interactions sociales qui se déroulent dans la petite enfance. Sous l’influence de théories psychanalytiques freudiennes et post-freudiennes, un rôle tout particulier a été attribué aux interactions du petit enfant avec ses parents dans le développement de l’homosexualité. Cette dernière serait alors le résultat d’un blocage du développement de la libido à un stade immature.

Ces opinions très répandues ne sont cependant pas soutenues par des études quantitatives contrôlées et ignorent une littérature scientifique abondante qui suggère fortement, voire démontre que l’homosexualité dépend largement de déterminants biologiques prénataux.

Vu la complexité de la personne humaine, ceci n’exclut pas qu’il puisse exister des homosexuels pour qui cette orientation constitue un choix de vie délibéré, éventuellement influencé par des expériences antérieures. Cependant, une large proportion des homosexuels naissent avec cette orientation sexuelle qui se révèle à eux de façon progressive au cours du développement et n’est souvent acceptée qu’au prix d’une souffrance psychologique importante.

Une compréhension de ces mécanismes biologiques devrait conduire à une acceptation plus large de l’homosexualité dans la population et réduire la souffrance des personnes concernées.'' Source

Ces travaux sont de nature à remettre quelques pendules à l'heure :

  • * L'être humain n'est pas responsable de son orientation sexuelle,
  • * L'homosexualité n'est pas une maladie, ni une perversion, ni un choix ou un penchant qui peut être évité ou guéri,
  • * Toute stigmatisation de l'orientation sexuelle relève donc d'une lecture religieuse dogmatique obscurantiste.

Cette approche devrait permettre également de répondre aux sentiments de culpabilité éprouvés par des homosexuels.

Gageons que Monsieur Léonard, archevêque de Bruxelles, qui repose sa vision de l'homosexualité - " une anormalité dans le développement de la personne" - sur la théorie freudienne, ne manquera pas de réviser son jugement à la lecture de preuves scientifiques.

De même pour Monsieur Luigi Ventura, nonce apostolique à Paris, qui, à la demande du Vatican, mène un lobbying intense auprès des députés européens du PPE (lettre du 8 janvier 2010) pour qu’ils bloquent le projet de résolution (vote renvoyé en avril 2010) sur les discriminations en raison de l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Source

Vous imaginez, tous ces propos (ou comportements) tenus par les églises sur les homosexuels et qui seraient taxés de discrimination et passibles de poursuites ?

Une église catholique romaine "experte en humanité" (selon Paul VI), mais pas en humanisme manifestement !!