Fallait que je vous parle des escroqueries intellectuelles des adversaires de l'IVG.
L'archevêque André Léonard parle d'enfants en croissance qui seraient tués. Les adversaires de l'IVG parlent également d'enfants non-nés.
La loi sur la dépénalisation partielle de l'avortement implique l'absence de poursuites pénales pour autant qu'une IVG intervienne avant 12 semaines maximum (sauf cas de péril grave) entre la fécondation et l'avortement, sans compter que la femme doit se trouver en situation de détresse.
Et en Belgique, actuellement la personnalité juridique est accordée au fœtus au-delà de 180 jours de conception et non dès la naissance. Une IVG a donc lieu sur des embryons, considérés comme ""matériel corporel humain". Oui je sais la formulation est abrupte bien que légale.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle des groupes religieux par le biais d'une loi visant à humaniser le deuil des couples confrontés à la perte d’une grossesse projettent en réalité d’humaniser le fœtus à partir de 12 semaines pour éviter une augmentation du délai pendant lequel une IVG peut être pratiquée.
Mais l'archévêque joue sur le registre émotionnel et préfère évidemment parler d'enfant plutôt que d'embryon.
Le nombre d'avortements est en hausse constante.
Le nombre quasi constant d'IVG est de +/- 18.000/an en Belgique. Et si ce nombre a augmenté c'est en corrélation avec le nombre de curetages qui a diminué, depuis le remboursement par l'INAMI de l'IVG.
Pour Dominique Roynet, gynécologue et administratrice du Groupe d'actions des centres extrahospitaliers pratiquant des avortements, ce nombre devrait d'ailleurs rester constant.
Une Commission d'évaluation de la loi, composée de 16 membres nommés dans le respect de la parité linguistique et de la représentation pluraliste est chargée d'évaluer tous les deux ans l'application et l'impact de la loi. C'est à cette Commission que les médecins et les établissements de soins pratiquant l'IVG doivent envoyer leurs documents d'intervention.
Les centres de Planning Familial subventionnés par l’Etat sont en réalité des avortoirs où la femme est abandonnée à sa douleur avec pour seule solution à sa détresse le meurtre de son enfant (Source)
La femme est reçue par des professionnels de la santé qui font le point avec elle sur sa détresse, envisagent les solutions possibles, lui explique les méthodes de l'IVG. La loi impose alors un délai de six jours au moins après cette consultation pour que la femme dispose d'un temps de réflexion nécessaire pour confirmer ou non sa décision.
Lorsqu'une femme décide d'interrompre sa grossesse, elle le fait toujours dans un contexte de détresse qui ne permet à personne de la juger. Elle a le droit d'être respectée. Personne ne peut décider à sa place et personne n'a le droit de l'influencer dans un sens ou dans l'autre. Personne d'autre qu'elle ne peut disposer de son corps.
La loi sur l'IVG serait le résultat d'une "culture de mort".
Faut-il vraiment relever l'argument utilisé par ceux qui suivent les dogmes d'une religion dont un crucifié est le symbole et qui font de la souffrance (rédemptrice) une valeur fondamentale ?
Les centres véritablement féministes sont ceux qui se battent pour la dignité de la femme en les accompagnant dans leur choix de la Vie.
Ben non, les véritables féministes sont ceux/celles qui se battent pour la dignité de la femme et de son droit inaliénable à disposer de son corps comme ELLE l'entend. Remarquez d'ailleurs la rhétorique utilisée : il n'est pas dit accompagner la femme dans son choix de vie mais dans son choix de la Vie (majuscule à "vie" of course). Subtil.
"Nous voulons aussi témoigner pour toutes ces femmes qui ont été contraintes d'avorter" a précisé l'organisateur de la marche anti-IVG.
Il y a toujours des âmes bien intentionnées, surtout à leur profit, qui veulent témoigner pour une "majorité silencieuse" qui ne leur à rien demandé.
L'église catholique romaine est contre l'avortement, mais aussi contre les cours d'éducation sexuelle, contre le préservatif, contre la pilule, contre la pilule "du lendemain". Alors quoi ???