La jeune femme, belge, a dans la trentaine, 34 ans exactement.

'Elle vit seule avec ses deux enfants en bas-âge.  Sa famille, elle préfère ne pas en parler, on sait juste que ses parents ont divorcé il y a longtemps. Elle n'a pas un parcours scolaire très imposant

Elle ne semble pas en bonne santé, comme vieillie trop vite. Son espérance de vie s'en ressent. Elle n'a pas d'amis, guère de connaissances, elle vit son quotidien difficile, dans un logement en mauvais état, repliée sur elle-même, avec pour seule compagnie les cigarettes et l'alcool.

'Elle est au chômage mais elle touche moins de 878 euros mensuels pour vivre, sans doute vaudrait-il mieux dire survivre.

Son nom ? Elle s'appelle "Pauvre" .

Un profil établi par la fédération des CPAS de Wallonie.

18.3% de la population wallonne est pauvre, dont 19.9% de femmes et 17.7% d'hommes

4.4% des salariés sont pauvres, et les femmes sont toujours la cible privilégiée du temps partiel subi et des discriminations salariales.

Le risque de pauvreté est multiplié par 2 pour les femmes d'origine italienne et par 6 pour les femmes turques.

Le nombre de familles monoparentales a fait un bond de 33% en 6 ans.

Dans 49% des cas, les plus démunis vivent dans un environnement pollué et insécurisant, dans un logement délabré, avec une impossibilité à se chauffer correctement.

Le revenu médian en dessous duquel on qualifie une personne de pauvre, était de 878 euros net par mois en 2009 pour une personne isolée